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Il ne m’est pas particulièrement agréable de jouer les Cassandre, cependant il faut être conscient que nous rentrons dans une période à grands risques.
Cette semaine, les réunions vont se multiplier pour décider si on vient à nouveau au secours de la Grèce. Il ne faut pas attendre grand chose des politiques, plus soucieux des prochaines échéances électorales que de l’imminence de l’effondrement d’un système économique beaucoup trop basé sur le clientélisme d’où l’assistanat et la gabegie.
Pour sauver l’Europe et l’Euro, il est malheureusement trop tard.
La seule solution aurait été de fédérer les pays de la zone Euro, mais pour ce faire, il aurait fallut une direction politique commune, une fiscalité commune, une monnaie à parité, etc.
Pour cela, il n’est plus temps. Prêter des milliards supplémentaires à la Grèce impliquera d’en prêter au Portugal, à l’Irlande, à l’Espagne, à l’Italie et bientôt à la France. L’Allemagne étant le seul pays à pouvoir utiliser l’euro à sa parité actuelle, il deviendrait le créancier de l’Europe et son effort financier avoisinerait les 2000 milliards. Croyez-moi, les allemands ne seront pas candidats et ne cherchez pas plus loin le premier pays à décider de sortir de l’Euro.
Les répercussions sur le patrimoine des Français seront considérables. Si dans un premier temps, les comptes courants ne seront pas menacés, leur épargne se réduira vite à une peau de chagrin. Assurances vie, SICAV, obligations seront directement touchés.
Plus que jamais, je vous conseille de vous tourner vers les placements basés sur l’agro-alimentaire et les énergies renouvelables. Ne tutoyez que les investissements qui ne seront pas impactés par la rafale de crises qui nous attendent.
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