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Il est parfois amusant de constater qu’au fil du temps, les attitudes les plus blâmables de nos dirigeants se perpétuent avec allégresse. Voici un billet que j’avais commis au moment où Lionel Jospin était premier ministre.
Chronique de la lâcheté ordinaire
Comme il est peu probable qu’un organe de presse ouvre ses colonnes à un contribuable électeur lambda, je vous livre les quelques réflexions qui obsèdent beaucoup d’obscurs travailleurs, comme votre serviteur, sans appartenance politique mais à la constante contribution fiscale directe et indirecte.
Depuis que ce gouvernement assure la direction de notre pays, sa principale particularité revient inlassablement comme un leitmotiv lamentable : LA LÂCHETE.
LÂCHETE devant les nécessaires réformes de la très dispendieuse fonction publique.
Une des premières fut le renvoi à ses chères études de l'un des rares ministres socialistes compétent et courageux, pourtant intime du premier ministre, qui avait eu le tort de penser que pour le bien de la France, on pouvait dire leur quatre vérités aux enseignants.
Processus classique : les fonctionnaires dans la rue et le courageux ministre au placard.
LÂCHETE devant la tentative de réforme de notre système fiscal.
L’incolore, inodore et sans saveur successeur du député de Sarcelles a timidement tenté l’indispensable unification du fisc et du trésor. Il pensait, sans doute à juste titre, que le record absolu du coût du franc collecté était moins glorieux que le mondial de football.
Processus classique : fonctionnaires en grève, exit la réforme.
LÂCHETE devant la montée de la délinquance.
Les siffleurs de « Marseillaise » du stade de France, grands collecteurs du RMI et des allocations de tout poil, ont trouvés plus de détracteurs dans la communauté maghrébine laborieuse, que chez la ministre des sports et ses collègues.
LÂCHETE devant la nouvelle exécution de deux policiers au Plesssis Trévise.
Le ministricule de l’Intérieur a demandé publiquement que les coupables soient sévèrement punis. La belle affaire que cette flatulence de libellule.
Un artisan ou un commerçant en délicatesse avec le paiement de la TVA ont plus à craindre de la justice que les incendiaires de voitures, racketteurs, saucissonneurs, etc.
A force de museler la police, de la déconsidérer, de lui refuser les moyens d’accomplir sa difficile tâche, la loi est plus souvent du côté de la délinquance que des victimes.
LÂCHETE devant le déferlement des exigences de la fonction publique, déjà hyper privilégiée.
A quand un référendum où l’on demandera aux français de voter l’abrogation conjointe des privilèges éhontés et du pouvoir de nuisance?
LÂCHETE devant le refus d’informer les français sur les véritables causes du chômage. Les vrais fossoyeurs de l’emploi sont connus. CGT, FO, SUD, organismes de destruction de notre économie, politique d’assistanat érigée en véritable religion. Attitude fiscale Ubuesque.
LÂCHETE devant les derniers événements terroristes.
Si les américains avaient manifesté la même tiédeur que la plupart des membres de notre gouvernement, il y aurait moins de croix blanches sur le sol de Normandie.
Nous ne sommes pas vraiment en démocratie, mais plutôt dans une médiocratie oligarchique dominée par de hauts fonctionnaires qui, faute d’avoir fait leurs classes dans les réelles responsabilités de la vie active, ont appris comportement et langage stéréotypés sur les bancs de l’inutile et coûteuse E.N.A, et dans d’obscurs ministères.
Je sais bien que le gouvernement précédent ne valait guère mieux et qu’il n’y a pas grand chose à attendre du prochain. Si la France peut être un pays de révolution, à l’évidence, elle n’est plus celui de l’évolution, de l’effort et du bon sens. Nous irons donc aux urnes, résignés et conscients que notre choix se limitera à celui du moindre mal.
Comme vous pouvez, hélas, le constater, rien de bien nouveau sous le soleil. Dans quelques jours, je me permettrai de vous communiquer mon prévisionnel sur l’Europe et l’euro. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous imaginez que ce ne sera pas la chronique du bohneur.
A bientôt,
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