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Vous allez partir ou êtes déjà en vacances, et je vous propose un intermède à lire entre deux siestes.
Comme la très grande majorité de mes clients, vous êtes soit artisan, commerçant, industriel, cadre, sportif professionnel, artiste ou travailleur dans diverses disciplines, mais quoi qu’il en soit contribuable.
Je vais vous parler d’un organisme qui régit nos existences à tous, et qui le fait très mal.
Cette fameuse école qui fabrique exactement l’inverse de son sigle : L’ ENA
Ecole prestigieuse à écouter ceux qui en sont issus, et pour nous qui en assurons les frais, un ramassis d’incapables à l’honnêteté parfois discutable.
Objectivement, force nous est de reconnaître que les plus connus d’entre eux correspondent au descriptif ci-dessus.
Cet établissement qui se donne le titre d’école, ressemble plus à une secte de faux intellectuels particulièrement nocive pour la nation.
L’enseignement qui y est pratiqué pendant 3 ans est axé sur la culture des réseaux, l’apprentissage de l’enrichissement personnel, et l’utilisation constante de la langue de bois.
Bien sûr, les énarques tentent de nous faire croire qu’ils étudient les techniques de gestion de la nation, cependant, à la lecture des résultats, on peut constater leur totale inefficacité. L’ennui, c’est que ces braves gens occupent les postes les plus élevés de notre pays, tant dans le domaine public (administrations), que dans le privé (grosses entreprises).
On peut, néanmoins leur reconnaître une spécificité indiscutable. Lorsque l’on donne les clés d’une entreprise florissante à un énarque, il n’a pas besoin de plus de quatre ou cinq années pour la conduire au bord de la faillite.
Ces prouesses fort onéreuses coûtent très cher au contribuable et entraînent les entreprises dans de nombreuses suppressions de postes.
Quant aux énarques coupables, « même pas mal » : ils perçoivent de confortables indemnités et retrouvent très vite un autre fromage dans ce jeu de chaises musicales, rythmé par les relations et le copinage.
Quelques exemples, hélas, parmi tant d’autres :
LE CREDIT LYONNAIS :
Ce fut longtemps une banque prospère et sans histoires, et puis un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean Yves HABERER, qui en cinq ans, parvint à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Evidemment, le personnage fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc. Il n’en reste pas moins que ce prince de la finance, protégé par les politiciens, a coûté la bagatelle de 150 milliards de francs aux contribuables. Nous devons préciser qu’après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du CREDIT NATIONAL. Elle n’est pas bonne, celle là ?
VIVENDI :
Après divers parachutages, Jean-Marie MESSIER, maître du monde, s’est vu confier par les copains la présidence de VIVENDI. En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d’euros.
Contraint de démissionner, il fut mis en examen, mais versa une caution de 1 350 000€, une broutille pour lui. Dans la foulée, il n’hésita pas à réclamer une indemnité de licenciement de 20 millions d’euros.
Après son départ, l’entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau copain, Jean-René FOURTOU, est nommé. Il s’empresse alors de se gratifier de 1 million d’options à un court ridiculement bas. Dix-huit mois plus tard, il réalise une plus-value de 7 millions d’euros !
Pendant cette période, le cours de l’action a chuté de 75%. Incroyable, mais vrai.
FRANCE TELECOM :
Michel BON, énarque bien connu dans le monde des affaires sous le pseudo de « BON à rien », brillait par une nullité constante dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades de l’Enarchie. Il passa ainsi chez « CARREFOUR », comme PDG, poste qu’il occupa assez peu, l’ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire rapidement couler le groupe. Il fut ensuite nommé président de l’ANPE ou il continua à étaler une incapacité navrante. Finalement, son camarade énarque, Alain JUPPE, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de FRANCE TELECOM. Ce nuisible, qui s’octroyait un salaire de 50 000€ par mois réussit à mener l’entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d’euros, et un endettement de 60,7 milliards d’euros. L’action qui valait 28 € en 1997, tombait à 6€. Après une telle prouesse, Michel BON a été récemment nommé Président de « L’INSTITUT DE L’ENTREPRISE ». Cela ne s’invente pas.
ALSTOM :
ALSTOM (ex ALSTHOM), 120 000 salariés, était un fleuron de l’industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine marchande (paquebots).
La direction était assurée par Pierre SUARD, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l’entreprise. Hélas SUARD avait un défaut impardonnable : il n’était pas énarque ! Une campagne de dénigrements et calomnies fut orchestrée par l’énarchie gouvernementale, qui aboutit à la mise en examen de l’intéressé.
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre BILGER était parachuté par l’habituel copinage.
Celui-ci faisait alors preuve d’une incompétence rare. Il s’empresse de faire rentrer dans l’entreprise des petits copains d’école. Il embauche ainsi : Philippe JAFFRE, énarque, ancien président d’ELF et condamné pour escroqueries diverses, Loïc LE FLOCH PRIGENT, énarque, ancien patron d’ELF, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant, Georges CHODRON DE COURCEL, qui par pure coïncidence, porte le même nom que celui de naissance de Bernadette CHIRAC. Bref, du beau monde.
Et un jour, c’est la divine surprise ! On découvre subitement qu’ALSTOM est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d’euros. Le cours de l’action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en 2 mois. Pierre BILGER est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d’euros, rendu entre-temps. Le contribuable appréciera.
LA SOCIETE GENERALE :
Daniel BOUTON, énarque, inspecteur des finances, directeur d’une banque qui vient de subir 7 milliards d’euros de pertes - 2 milliards, suite à des spéculations sur des produits dérivés et 4,9 milliards par « la faute d’un employé indélicat » - Avec une élégance rare, ce monsieur renonce à son bonus 2007 et à son salaire jusqu’en juin pour aider à redresser la banque ! 0,25% du montant de la perte subie par la banque, le ridicule le dispute au dérisoire. Son salaire 2006 : 3,4 millions d’euros. Il aurait vendu en 2007 pour 7 millions d’actions de sa banque ; ses plus values potentielles sur stock options détenues en 2007= 58 millions d’euros, etc. Il fut contraint à démissionner le 29/04/2009.
Responsable ? Sans doute, coupable ? En aucun cas.
Dans l’affaire de la Société Générale, il est curieux de lire dans la presse que le Directeur de la banque, le directeur de l’Autorité des Marchés Financiers et le directeur de la Banque de France, tous les trois énarques, étaient au courant du « trou » depuis le dimanche 20 janvier 2009. L’affaire n’a cependant été rendue publique que le 24 janvier…, vous avez dit bizarre ?
L’action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de l’ENA par un certain Michel DEBRE, la France a perdu le plus gros de sa richesse et de ses valeurs morales.
La maffia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
C’est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays sous-développé. Pour compenser toutes les richesses dilapidées sans discernement, l’énarchie emprunte constamment à l’étranger, ce qui augmente indéfiniment et vertigineusement la dette extérieure de notre pays.
Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive, en revanche, il faut bien admettre qu’en cherchant bien, on trouverait quelques énarques compétents et honnêtes. Cependant, il faudrait réellement chercher et bien chercher.
Pauvre France.
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