|
Entre nous,
Afin d'avoir une idée assez précise sur ce que sera l'évolution de la fiscalité, il faut se projeter un peu dans le futur. Il ne faut surtout pas s'attendre à des solutions pragmatiques forgées au creuset du bon sens. Les décisions seront avant tout politiques, à savoir, dogmatiques, idéologiques et clientélistes.
Les options qui pourraient permettre à notre pays d'envisager un début de redressement économique sont impossibles à faire voter par le parlement. Nous les connaissons, pourtant. En vrac et d'une manière pas du tout exhaustive, quelques unes d'entre elles:
Suppression du droit de grève dans la fonction publique, interdiction pour un candidat à un mandat, quelle que soit la nature de ce dernier, de rester dans la fonction publique. Elagage sérieux des multiples strates des pouvoirs publics, qui se croisent, se superposent, se télescopent au son d'une ahurissante gabegie budgétaire et paralysent la plupart des prises de position.
Regard honnête sur la nuisance de certains syndicats, véritables fossoyeurs de l'emploi et de l'économie nationale. Nous leur devons, entre autres, les funérailles consommées ou en cours de l'activité portuaire, indispensable poumon économique d'une nation.
Aucun parlement ne votera la moindre de ces mesures. Les élus sont accrochés à leurs avantages acquis comme une patelle à un rocher Breton. Seule la décision d'un éventuel leader ayant le courage d'initier une consultation référendaire pourrait inverser le cours de notre descente aux enfers. Ne rêvons pas.
Pour finir ce premier post, quelques mots sur la crise. C'est un grand bonheur que de lire, d'entendre et voir défiler dans la presse, sur les stations de radio et les chaînes de télévision, la cohorte des experts financiers de toutes obédiences. Ils n'ont rien vu arriver, mais ils ont cependant tout compris. Nous aurions préféré une analyse simple du genre "lorsque la majorité des pays occidentaux vivent pendant 40 ans très au-dessus de leurs moyens, la sanction est inéluctable".
Bien sûr ce constat est simple, mais dès que l'on s'éloigne de la simplicité, on se rapproche de la stupidité à très grande vitesse. Chaque enfant qui naît dans notre beau pays se voit attribuer une dette astronomique, héritage laissé sans remords par nos gouvernants, de droite ou de gauche, depuis un demi siècle.
La dette va évidemment grossir, le paiement de ses intérêts sera bientôt le premier poste budgétaire de notre pays. Il est déjà le second après celui de l'Education Nationale mais nous pouvons et allons je le crains, mieux faire.
Il m'aurait été agréable de finir sur une note optimiste, hélas les propositions de la majorité sont aussi confuses que timorées et celles de l'opposition sont aussi positives qu'une flatulence de libellule.
A bientôt,
|
Commentaires